29.02.2008
C'est parce qu'on a rien à faire...
... tel est l'argument repris en coeur par tous les banlieusards las de faire la une en période de campagne.
Le propos de ce billet n'est pas de fermer les yeux devant les obstacles rencontrés par certains désireux de sortir d'un sort souvent apprécie comme scellé, sorte de déterminisme social, un modèle social à reproduire, décalque de celui des parents, en pire souvent. La discrimination existe, occulte les mérites de chacun pour se fier primairement, on peut le dire, à une couleur en résumé. Dommage. La sanction doit etre, attention de ne pas tomber dans le victimaire ( "c'est parce que je suis.. que....") et dans la com' pour bobo doré (le testing sponsorisé par G. bedos). Non.
Non, le propos ici est le quotidien de certains membres de la "voyoucratie", la petite monnaie de cette voyoucratie. Les éléments bruyants de banlieue, les pourrisseurs de quotidien. En banlieue, le chomage n'est pas de 100%, il existe donc la bas une France qui se lève tôt ( le saviez-vous?).
La télé regorge, c'est vrai de clichés fric-sex-farniente ( la fameuse blonde généreuse au bord de la piscine, le sceau à champagne n'étant jamais loin...) qui n'incitent pas l'envieu (l'homme l'est généralement, par nature) à trimer pour un SMIC. Alors le dogme de l'effort est il dépassé, caduque dans ces territoires d'outre-ambition?
Quand on travaille dure, abnégation aidant, n'avoir rien à faire est une sorte de luxe gratuit,on profite toujours plus de son temps libre que celui-ci est précieux (rare). Quid alors quand le rien faire est le fil-rouge de chaque jour passant...
De jeunes bélliqueux arguent souvent de ce qu'ils n'ont rien à faire, que cette oisiveté est la mère de chacun de leurs vices, qui d'un foyer, d'un local pour jeunes pourtant brulés... le fait divers n'est point la base de réflexion, si modeste soit elle.
L'école étant gratuite, l'ambition une denrée inépuisable à qui sait la cueillir en soi ( la télé l'égratigne chaque jour en nous déviant de son chemin), pourquoi ces jeunes n'ont ils que trop rarement opté pour cette direction. Outre l'origine social comme obstacle ( la langue maternelle, la précarité, famille nombreuse, autant d'éléments à ne pas négliger, ils sont déterminants), le déraillement organisé (profs fraichements formés "balancés" dans l'arène ou comment tuer les vocations), le dogme de la flambe facile (starac', tout le monde pense devenir golden boys pour qui pour quoi, rap us silliconé sur mcm et mtv largement diffusé) etc etc...
Verdict, une fuite en avant bien sordide pour une jeunesse qui est de France (comment l'aimer alors?).
Il suffirait de volonté tout azimut certes, mais cela est nécessaire, pour que la réplique "c'est parce qu'on a rien à faire que..." devienne caduque. Posant qu'il faille travailler pour réussir, meme deux fois plus pour certains, le jeune saurait alors qu'il perd à ne pas gagner en importunant ces voisins, ces leves-tôt silencieux. la volonté politique doit l'y encourager, tant pis pour les autres.
19:43 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banlieue, zone, education, effort, travail, ambition, voyoucratie
25.02.2008
Casse-toi c.....!
Salon de l'agriculture 2008. L'héritage de chirac et de ses bains de foules ma foi naguère populaires...
Sarkozy s'y prete a son tour avec moins de bonhommie que son (illustre?) prédécesseur. Mais quand un quidam refuse la poignée de main du Sir Président, l'affront est trop grand et notre gardien de la bien-séance et de la mesure perd son sang-froid. A la décharge du Premier homme de France, la scène aurait pu etre préméditée, peut etre... pas sur, le Président n'en est cependant pas à son coup (sans jeux de mots) d'essai.
A ce quidam refusant la poignée de main, donc... y rajoutant une bonne dose d'un quelque chose d'hostile, notre Président, s 'y reprenant à deux fois expédie un très Présidentiel " bah alors casse toi connard"... le tout filmé en tres tres gros plan (meme TF1 n'a pu succombé au désir de régaler ses kékéspectateurs!)... Apres la rixe avortée (grace à ses bodyguards) contre les pecheurs, sarkozy s'affirme comme un vrai banlieusard-like.
Bref, on l'aura compris, notre Président fait dans la surrenchère anti-populaire à l'approche galopante des municipales, avec maintenant, germant dans mon analyse, une piste du "pourquoi perdre les municpales"... Le ramaniement gouvernemental, mais c'est bien sur...
01:29 Publié dans Vie publique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municpale, connard, président, salon, agriculture, perdrerixe
23.02.2008
Le Président et le Conseil Constitutionnel
Le Conseil Constitutionnel est une institution ô combien solennelle dont la mission repose sur la sagesse (présumée) de ses membres. Par ses décisions le Conseil controle la conformité des lois à la Constitutution, son autorité résulte du texte meme de la Constitution (article 62). Siége des grandes valeurs historiques (le bloc de constitutionnalité), le Conseil veille à ce que la loi n'entrave pas aux principes de la France républicaine....
Et pourtant...
Notre "dégringolé dans les sondages" Président a osé, lui, le petit, remettre en cause l'autorité des sages en pleurnichant aupres du premier président de la cour de cassation ( au cas ou entre Président on se comprenderait!). Pas sur que ce dernier y prete une oreille accueillante. Sir tire la manche du Président de la haute juridiction pour que le texte relatif a la sureté de sa Dati de ministre soit d'application rétroactive (s'applique a des faits antérieurs a sa mise en vigueur), principe que le Conseil a justement censuré lors de l'examen du texte.
Sir Président y va de son émotion facon " mai 2007 en pleine campagne glorieuse", ou il se veut le protecteur des humbles face a la cruauté des sanguinaires assassins, violeurs et rodeurs en tout genre, louable a priori sur le terrain social... meme s'il se doit, Présidence oblige, de ne pas tomber dans l'émotionnel de comptoire!
Le hic repose dans la remise en cause, par un Président , de l'autorité de cette autorité constitutionnel, s'absoudre des décisions du Conseil..
Bref encore une zone d'ombre dans le parcours 2008 de sarkozy, si bien que mes humeurs prennent de plus en plus l'allure d'un meeting anti-sarko, ce qui me chagrine, mais nécessité faisant loi... je ne saurais m'y absoudre, moi.
A charge, sarkozy veut de plus en plus perdre ces municipales 2008, je vous l'aurai assez répété!!
21:20 Publié dans Vie publique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, municpale, conseil, constitutionnel, autorité, président